mardi 10 décembre 2013

vendredi 8 novembre 2013

Un lien à écouter...
 
 
Ce sera le chant de communion de dimanche prochain qui ne vous sera donc pas inconnu si vous ne l'aviez jamais entendu auparavant!
 
 
 
 
 

jeudi 3 octobre 2013

"De la Kippa à la Croix"
 
 
Jean-Marie Élie Setbon, né dans une famille juive non pratiquante,  a été mystérieusement attiré par le Christ dès son plus jeune âge.

Il devient un vrai juif pratiquant jusqu'au jour où l'appel du Christ le fera basculer entièrement dans le catholicisme en se faisant baptiser.



Venez nombreux écouter le récit émouvant de sa conversion!   


Le Vendredi 11 octobre 2013
De 18h30 à 20h
Camp militaire de la Jaille - Salle de cinéma         

 

Jean-Marie donnera également un enseignement sur la "Famille Chrétienne": le rôle du père et de la mère, Vivre la Parole de Dieu en Famille ....

 

Le Samedi 12 octobre 2013

à 9h30
Chapelle St. Joseph de Cluny - La Jaille
 
 
 
 

jeudi 19 septembre 2013

Pour toutes les nouvelles de Diocèse aux Armées Françaises

retrouvez le mensuel Eglise dans le Monde Militaire







           Les numéros sont consultables à l'adresse 


suivante :




  
       Bonne Lecture !!!!

mardi 11 juin 2013



Propos de l’évêque

Résistance politique et insolence Prophétique
Qu’en est-il du « mariage pour tous » après des mois où les débats de couloirs se sont enflés en cris de foules ? Le parcours législatif est connu. Là n’est pas ma question qui se résume ainsi : abandon ou résistance, que faut-il faire ? Tout a été dit, et souvent avec des débordements réciproques : faut-il en rajouter ? Mais tout n’a pas été fait : pourquoi ne pas franchir la ligne rouge de la violence ?


1. Un tournant risqué
Pour prévenir (ou provoquer ?) une crise so- ciale, des hommes politiques s’exténuent à crier à «la radicalisation de l’opposition». Quant un mouvement populaire dure, il dé- vie parfois et alors il se durcit. La chose arrive nécessairement si le contexte économique en- ferme les jeunes dans des impasses sociales. Ces dernières semaines, au mépris affiché répondait l’exaspération publique: l’homme dont on se moque cherche des moyens de plus en plus bruyants pour se faire entendre. Mais doit-il aller plus loin ?
Nous sommes à un tournant : les uns comp- taient sur l’épuisement de l’opposition au ma- riage pour tous et un rapide abandon par lassi- tude. Les autres espéraient un KO au premier round en jouant sur l’effet de surprise causé par l’effet de masse. Les uns et les autres se sont trompés. La ténacité des «détracteurs» répond à l’entêtement des «promoteurs» tandis que la loi poursuit sa trajectoire et que la rue ne désemplit pas. Ces prochains mois seront décisifs sur l’avenir de la France, bien au-delà de la question du mariage-gay.
Parce qu’on n’a pas pris le temps de s’asseoir autour d’une table, la France arrive trop vite dans ce tournant : le dérapage est pratique- ment assuré. Sera-t-il contrôlé ? Or beaucoup, restés responsables malgré le tumulte, s’in- quiètent d’une sortie de virage qui s’achève dans le fossé. Et ils se tournent vers l’Eglise catholique pour en tirer quelques suggestions. Mais que peut-elle dire ou faire sans nier sa
mission propre ? L’Eglise, une fois de plus, se retrouve sur le fil du rasoir car elle sait deux choses. D’une part, les dérives de la violence n’engendrent jamais de lois adroites. La re- cherche du chaos est un va-tout dangereux. Personne ne sait ce qui sort d’une table rase surtout si la destruction n’a pas été accompa- gnée d’une vision politique. On l’a bien vu en Tunisie et pour le fameux « printemps arabe ». Du chaos ne sort qu’un chaos plus grand sauf à laisser une autorité reconnue et désintéressée remettre un ordre de Sagesse. Mais, d’autre part, les appels au calme ne seront pas suivis d’effet s’ils ne sont accompagnés d’une pro- position d’actions concrètes. Si, par exemple, nous prêchons le calme sans montrer la pos- sibilité de vrai dialogue politique, nous ne se- rons pas crédibles.
Car les choses sont allées trop loin pour reve- nir en arrière «comme si de rien n’était». Et l’Eglise est donc poussée à choisir entre deux extrêmes : l’abandon ou le durcissement. Or il me semble qu’entre l’indifférence et la virulence, entre la résignation et l’exaspéra- tion, entre la démission et l’indignation, entre l’inconscience et l’impatience, il y a un juste milieu, une piste resserrée. Sur cet étroit che- min, deux hommes marchent ensemble, cha- cun inspiré par sa foi. C’est le citoyen et c’est le prophète.

2. La résistance politique
Le citoyen, déçu mais non découragé, com- mence à parler de résistance politique. La plus grande prudence est alors de règle : le jeu dé-
mocratique peut déplaire, il n’en demeure pas moins légitime tant que l’Etat n’a pas bouscu- lé les lois qui l’assurent. Et c’est pourquoi la « résistance politique » doit se poursuivre selon nos règles de vie et dans un respect total du droit. En France, le mot «résistance» est en plus chargé d’une Histoire qui nous invite à ne l’employer qu’avec précaution. Même si nous pouvons être bouleversés par des pro- jets idéologiques sur des lois inconséquentes, nous ne sommes pas en 1940. Chaque époque a sa particularité et les leçons de l’Histoire sont bonnes à qui sait les remettre dans leur contexte.
On peut bien gémir à l’heure actuelle, mais il eût peut être fallu réagir avant, en formant de vraies consciences et des raisons éclairées. Dans le cadre de la démocratie, le citoyen use de toutes les possibilités qui lui sont données pour faire évoluer les intelligences et les bulle- tins de vote. S’engager lui-même en politique au service du bien commun peut être une vraie réponse à son indignation. C’est bien ainsi que parle l’Eglise : «le devoir immédiat d’agir pour un ordre juste dans la société est au contraire le propre des fidèles laïcs. En tant que citoyens de l’Etat, ils sont appelés à parti- ciper personnellement à la vie publique. » (Be- noît XVI, Deus Caritas est § 29) Notre pape émérite ne fait que rappeler l’enseignement de Jean-Paul II. Les citoyens mécontents mais mobilisés par leur vision de l’homme doivent s’engager à «configurer de manière droite la vie sociale, en en respectant la légitime au- tonomie et en coopérant avec les autres ci- toyens, selon les compétences de chacun et sous leur propre responsabilité. » (Christi fide- les laïci § 42). L’ajout de «sous leur propre responsabilité » est tout sauf anodin : le citoyen n’a pas à recevoir une consigne de l’Eglise (ni d’une autre force religieuse). Il s’engage selon son sentiment et sa grâce propres et il assume ses responsabilités.

3. L’insolence prophétique
Le prophète n’est ni déçu ni découragé. S’il lui arrive de marcher à l’unisson du citoyen, il ne le suit pas car il ne se situe pas dans le jeu politique mais en face du jeu politique. Pour les hommes de foi et les communautés religieuses, la différence est essentielle. Elle se nomme laïcité. Ceux qui appartiennent à la religion de la Parole, juifs et chrétiens, se rappellent quelques face à face célèbres. Le prophète Nathan en face du roi David qui a pris la femme de son soldat. Le prophète Eli en face du roi Achab qui a sombré dans l’ido- lâtrie. Le prophète Jérémie en face du roi Sé- décias alors que les babyloniens assiègent Jéru- salem. Et tant d’autres jusqu’à l’affrontement de Jean-Baptiste et du roi Hérode. Nulle part le prophète ne brigue l’autorité du politique à qui pourtant il s’affronte.
L’Eglise a reçu de Dieu ce pouvoir prophétique en vivant de la foi. Mais elle n’en a pas le mo- nopole. Elle peut le partager en partie avec des hommes non chrétiens, comme le prophète Balaam, et des hommes de sagesse: sur cer- tains aspects humains, les hommes de bon sens arrivent par la raison aux mêmes conclu- sions que l’Eglise par sa foi.
Qu’est-ce que ce pouvoir prophétique lors- qu’il fait face au politique ? De quoi parle-t- il ? Le prophète en face du politique lui parle de l’homme et de la justice. Car le domaine du politique est celui de la justice : «l’ordre juste de la société et de l’Etat est le devoir du politique. Un Etat qui ne serait pas dirigé se- lon la justice se réduirait à une grande bande de vauriens... » (Benoît XVI, Deus Caritas est §28) Mais si la justice est le but du politique et non de l’Eglise, celle-ci, sans se mettre à la place de l’Etat et donc sans « prendre en main la bataille politique», «ne peut ni ne doit res- ter à l’écart dans la lutte pour la justice. ». En ce domaine, la « tâche de l’Eglise est médiate,
en tant qu’il lui revient de contribuer à la pu- rification de la raison et au réveil des forces morales, sans lesquelles des structures justes ne peuvent ni être construites, ni être opéra- tionnelles à terme. » (ibid)
Voilà la teneur du discours prophétique : dire au politique que sa raison est embrouillée lorsqu’elle l’est. Puis l’inviter à une réflexion éthique quand la tentation sera d’aller au prag- matisme facile. Il s’agit alors de le renvoyer à la dimension morale de l’existence au profit de l’homme. Lorsque David a péché en prenant la femme de l’un de ses soldats, Nathan le pro- phète ne fait rien d’autre. Il le fait avec habi- leté en commençant par une petite parabole.
Dans son exhortation pour l’Afrique, le pape émérite précisait ce réveil des forces morales accompli par le prophète : «la mission de l’Eglise n’est pas d’ordre politique», néan- moins «sa fonction est d’éduquer le monde au sens religieux en proclamant le Christ. L’Eglise désire être le signe et la sauvegarde de la transcendance de la personne humaine. Elle doit aussi éduquer les hommes à recher- cher la vérité suprême face à ce qu’ils sont... » (Africae Munus § 23) Le prophète n’éduque pas à une morale «laïque» supportée par une vision de l’homme explicitement areligieuse voire athée. Il éveille et purifie la raison du politique en le remettant en face d’un homme tendu vers l’absolu, en recherche de sens per- manent, en incessant appétit de Dieu.
Et le prophète insiste jusqu’à l’insolence. Il n’agit pas par mépris du politique mais parce qu’il est libre. Ne parlant jamais de lui-même ni pour lui-même, il ne recherche aucune in- fluence politique mais il vise une influence
sur le politique. En clair, il ne réclame aucun avantage catégoriel ; il n’offre aucune solution technique ; il veut simplement que l’ordre hu- main soit respecté dans sa vérité accessible à tous. Il célèbre, par sa bouche et sa vie, l’op- tion pour l’homme transcendant au monde ; il manifeste le choix préférentiel pour les plus petits des hommes qui nous précèderont dans le Royaume.
Sa méthode n’a pas changé depuis trente siècles : libre de perdre sa vie, il use de sa rai- son inspirée qui lui fait voir les effets dans les causes, les conséquences lointaines dans les choix proches. Il n’invente rien mais il lit la mer dans la source, l’épi dans la semence. Il savait par avance qu’à force d’abuser du sexe, l’homme finirait par user la sexualité. Ainsi, sans repère vrai sur l’amour conjugal, la diffé- rence sexuelle s’évapore...
Les jeunes prophètes d’aujourd’hui n’ont vécu ni mai 68, ni 39-45. Ils ne connaissent pas les conséquences tragiques des chaos et des révolutions. Ils devront être très réservés sur l’emploi d’expression comme «désobéissance civique». Savent-ils qu’en désorganisant une part de notre vie sociale, ils démontent des petites entreprises dont la survie économique est de quelques jours ? Un chaos léger cause de lourds dégâts. Mais en même temps, ils reconnaissent l’insuffisance prophétique des années 70 qui ont permis à une loi politique de s’imposer en règle de comportement per- sonnel. C’est la fameuse «loi Weil», terrible et sanglante. Laisseront-ils s’égarer dans leur humanité les enfants qui ont encore la chance de naître ?
           ✠ Luc Ravel 

Annonces paroissiales du Dimanche 9 juin au Dimanche 16 juin 2013 (10ième semaine du Temps Ordinaire)


Annonces paroissiales

du Dimanche 9 juin  au Dimanche 16 juin 2013

- Semaine 24 -

10ième semaine du Temps Ordinaire



Dimanche 9 juin : 10ème Dimanche du Temps Ordinaire
Saint Ephrem le Syrien, Diacre et Docteur de l'Eglise (✝ 373)

PROFESSION DE FOI

  • Messe à la Chapelle Saint Louis ( RSMA) : 9 h 30
  • Présence des enfants de la Profession de Foi, à la chapelle : 9h ( MAXIMUM)

Lundi 10 juin : Saint Kevin, Abbé de Glendalough (✝ 618)
  • Messe à la Chapelle Saint Louis: 18h précédée de l'Adoration du Saint Sacrement
  • Catéchisme Adultes: 19h30


Mardi 11 juin : Saint Barnabé, disciple et compagnon de saint Paul, apôtre (1er s.)
  • Prière des mères à 8h30 à la Chapelle, précédée de l'Adoration du Saint Sacrement
  • Catéchisme pour les CM1 - CM2 à la Chapelle Saint Louis : 17h
  • Messe à la Chapelle Saint Louis: 18h,précédée de l'Adoration du Saint Sacrement


Mercredi 12 juin : Bienheureux Guy Vignotelli(Guy de Cortone), frère mineur (✝ 1245)
  • Messe à la Chapelle Saint Louis: 8h30, précédée de l'Adoration à 8h


Jeudi 13 juin : Saint Antoine de PadoueFrère mineur, docteur de l'Église (✝ 1231)
  • Messe à la Chapelle Saint Louis: 8h30, précédée de l'Adoration à 8h


Vendredi 14 juin : Saint Elisée,  prophète, disciple et successeur d'Elie (9ème s. av JC.)
  • Messe à la Chapelle Saint Louis: 8h30, précédée de l'Adoration à 8h
  • Catéchisme 6°-5°, Chapelle Saint Louis : groupe 1     13h -14h

Samedi 15 juin : Saint AugustinEvêque d'Hippone, Docteur de l'Eglise (✝ 430)

  • Messe à la Chapelle Saint Louis: 8h30 précédée de l'Adoration à 8h
  • Ménage de la Chapelle à 17h



Dimanche 16 juin :   11ème Dimanche du Temps Ordinaire
Saint Jean François Régisjésuite - apôtre du Vivarais (✝ 1640)

  • Messe à la Chapelle Saint Louis ( RSMA) : 9 h 30
  • Apéritif de fin d'Année, à l'issue de la Messe.

Communiqué de l’évêque aux armées à propos du tournage du clip d’Arielle Dombasle à la chapelle du Val de grâce le 4 juin 2013


 Communiqué de l’Evêque aux Armées


Ce mardi 4 juin 2013, un clip musical a été tourné à l’intérieur de la chapelle du Val de Grâce sans l’aval de l’aumônerie militaire. Je déplore les conditions de ce tournage et je ferai tout pour que la clarté soit faite autour des autorisations données et, en particulier, de la tenue à l’écart des responsables religieux. Beaucoup de personnes nous ont fait part de leur émotion et de leur blessure : je les partage totalement.
Par ailleurs, les plus hautes autorités militaires et civiles du ministère de la Défense ont été immédiatement prévenues et une enquête de commandement a été diligentée dès le mardi soir. Cette affaire est prise très au sérieux par tous. Je les en remercie au nom de tous les catholiques et de tous les croyants de quelques religions qu’ils soient.
Ce clip visait à mettre en scène la chanteuse Arielle Dombasle chantant l’Ave Maria sur fond d’église, entourée de moines et d’anges. Ces éléments ne montrent à notre connaissance aucun élément directement attentatoire à notre foi, à nos signes et rites sacrés. En tant qu’évêque, seul habilité par le droit à trancher sur ces faits, je n’y vois donc pas une profanation ou un blasphème, au contraire de ce qui s’est déroulé dans la chapelle de la base navale de Toulon au mois de décembre 2012. Tout prise de parole pour dénoncer les faits doivent, d’une part, éviter les procès d’intentions et, d’autre part, renoncer aux caricatures en cernant au plus près les faits.
En revanche, je déplore et condamne fermement deux manquements lourds de sens.
Le premier, objectif, concerne les conditions du tournage largement décalées par rapport au sacré de cette chapelle malgré la vigilance des autorités militaires en charge du lieu. Si l’Eglise ne refuse pas a priori les demandes qui lui sont faites concernant un usage extraordinaire de ses lieux saints, elle n’en demeure pas moins gardienne de leur sens en toutes circonstances. Il ne viendrait à l’idée de personne de jouer au foot dans un cimetière même si les surfaces s’y prêtent. Pourquoi user d’une église comme décor de théâtre ? S’il est acceptable de filmer une cérémonie malgré les contraintes techniques, c’est en raison du bénéfice spirituel qu’en tireront des personnes absentes ou malades. Un tel tournage conserve le sens des lieux et des cérémonies. Mais il n’est pas acceptable que des sanctuaires vivants et priants servent à la promotion du show business ou d’une marque de parfum. Il existe des studios pour cela.
Le second, subjectif, touche au processus de décision qui « oublie » aujourd’hui l’expertise et l’autorité catholiques, moi-même ou l’un de mes représentants. Oubli d’autant plus regrettable qu’il a été précédé d’un incident antérieur survenu dans cette chapelle, il y a quelques mois. Il ne s’agit pas de revendiquer une prérogative mais de tenir un droit. Le droit de l’ « usager » et le droit de l’expert. Si ce processus n’est pas correctement mis en place, on va cumuler les méfiances, accumuler les erreurs et envenimer un climat général par la suspicion et le mépris réciproques.
Ces deux manquements sont lourds de sens : ils désignent un état mental extrêmement périlleux pour l’avenir de notre vivre en commun en France. Quel est-il ? Inquiet des religions qui lui échappent, l’homme se trouve pourtant attiré par elles et il cherche à les instrumentaliser. Ainsi nos lieux sacrés fascinent : édifices uniques par leur puissante charge symbolique, ils deviennent le décor « nécessaire » d’événements sans aucun lien avec eux. Ainsi, hier, tel pense à se suicider devant l’autel de la cathédrale Notre Dame de Paris pour donner une portée prestigieuse à son geste. Aujourd’hui, telle femme songe au Val de Grâce pour élaborer une image d’infini à son chant. Demain, pourquoi pas ?, un autre se chargera de festoyer dans nos vases sacrés transformés en vaisselle de luxe, avec cette note d’interdit qui donne du goût à tout.
Cela rappelle une très vieille histoire, l’histoire du Roi Balthazar, dont on trouve le récit dans le livre du prophète Daniel (Dn 5, 1 à 30). On y lit que Balthazar, roi de Babylone, au cours d’un festin et sous l’emprise du vin, « ordonna d’apporter les vases d’or et d’argent que son père Nabuchodonosor avait ravis au sanctuaire de Jérusalem pour y faire boire le roi, ses seigneurs, ses concubines et ses danseuses. » Les abus de pouvoir se retournent contre leurs auteurs. A peine avaient-ils commencé à boire, qu’une main mystérieuse se mit à écrire sur le mur de la salle. La peur les saisit tous mais seul le prophète pût comprendre l’inscription : « Dieu a mesuré ton Royaume et l’a livré. Tu as été pesé à la balance et ton poids se trouve en défaut. Ton royaume a été divisé et donné à d’autres (Mèdes et perses). »
Une nation s’affaiblit à se fondre dans l’irrespect du sacré, par jeu ou par intérêt. Car le respect est la force des nations. Et la source du respect, c’est l’humilité devant ce qui nous dépasse.
+ Luc Ravel, évêque aux armées, ce 5 juin 2013.

mardi 4 juin 2013

Militaires et témoins de la Foi !!! Acte 1


En cette Année de la Foi, voulue par le Pape Benoît XVI, le Diocèse aux Armées Françaises vous propose, Tout au long de l’Année de la Foi, méditez les écrits de ces soldats et aumôniers, qui témoignent de leur foi au sein même de leur vocation militaire et révèlent ainsi un cheminement spirituel.



Vivre un amour conforme au plan de Dieu



Ces deux années de vie commune que nous avons eu le grand bonheur de vivre n’ont fait que décupler l’immense amour qui nous attachait si pieusement l’un à l’autre, déjà le 13 juillet 1946.
Il m’est devenu absolument impossible de dire ou de laisser dire des plaisanteries sur la fidélité conjugale ou sur l’aventure délicieuse du mariage…

Dieu d’abord, avant tout et par-dessus tout. Puis ma patrie dont je suis le serviteur. Et vous ensuite. Mais ces deux amours primordiaux auxquels un chrétien doublé d’un soldat doit savoir subordonner le reste, bien loin de porter atteinte à la ferveur de notre intimité, y ajoutera encore.
C’est parce que nous poursuivrons côte à côte le même idéal que de notre vie entière, identiquement rythmée, émanera une harmonie sans dissonance…

Je ne pense pas qu’il puisse y avoir de rêve plus beau que celui de notre tendre affection, de notre profond amour, qui cherche à se conformer au plan de Dieu et qui peu à peu s’épanouit dans cette perspective…

Capitaine Gérard de Cathelineau à son épouse Colette
 In Un officier français, Gérard de Cathelineau par Michel Gasnier, o.p., NEL, 2012
meudon cathelineauportrait 
 Gérard de CATHELINEAU1921 – 1957 
Saint-Cyrien de la promotion Croix de Provence de l’E.S.M. (1942)
Rejoint le Premier régiment de France pour les combats de La Libération en tant que sergent.
1957 : meurt en protégeant un adjudant de gendarmerie
   -- 
Je me réjouissais de constater quelle foi vous aviez dans votre mission d’officier. Ici, pour obtenir la « pacification » des cœurs, nul mieux que vous ne savait accomplir une tâche aussi délicate.
Commandant Berthod – 17 juillet 1957 Cérémonie des honneurs militaires devant le corps du capitaine de Cathelineau en Haute-Kabylie 
Se conformer au plan de Dieu et s’épanouir …   
cle-vatican
 La Foi grandit quand elle est vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle est communiquée comme expérience de grâce et de joie. 

Benoît XVI - Porta Fidei 7


Articles déjà parrus
 logo-annee-de-la-foi

Profanation de la Chapelle du Val-de-Grâce

PROFANATION 
DE LA CHAPELLE MILITAIRE DU VAL DE GRACE


Ce jour la Chapelle du Val de Grâce a été profanée par des pseudo artiste. Des informations recueillis à l'heure actuelle, c'est que sous couvert d'une mise en scène, blasphématoire, des personnes ont profanées (en habits ecclésiastiques, ou habillées de façon obscènes) l'espace Sacré de la chapelle par leur présence outragent (voir ci-dessous).

Cette profanation est intervenue, alors le recteur de la Chapelle avait expressément interdit cette manifestation. Les autorités dont l'Evêque aux Armées Françaises Mgr Ravel, condamnent cette profanation.


Prions pour le Bon Dieu pour qu'il éclaire les Cœurs des blasphémateurs. Prions pour la Sainte Eglise de Dieu, dont la Charité a ainsi été blessée.


Article : Salon Beige



Profanation de la chapelle du Val de Grâce

0L'aumônier du Val de Grâce nous informe que, malgré son opposition et celle de l'évêque aux armées, affectataire de ce lieu de culte catholique consacré, l'église du Val de Grâce  a été transformée ce mardi 4 juin  en Paradis Latin, sans jeu de mots...
 Arielle Dombasle, accompagnée de danseuses aux décolletés larges et aux tenues vaporeuses, mène la danse. On croise aussi de faux moines qui ont revêtu l'habit religieux... Un bar a même été installé au fond de l'église. C'est pour tout catholique attaché à son baptême une véritable profanation d'un lieu saint.
1Il semble que tout ait été concocté en catimini pour ne pas alerter l'aumônerie afin d'avoir les coudées franches. Une nouvelle fois les catholiques sont tenus pour rien au mépris même de la loi. L'aumônier et l'organiste se sont proprement fait virer des lieux au motif que le lieu est militaire. Depuis quand une chapelle et à fortiori une église affectée au culte catholique est-elle considérée comme une vulgaire cour de caserne ? Se permettrait-on le même mépris si l'on avait affaire à une autre religion ? Pour Mme Arielle Dombasle ne va-t-elle pas enregistrer son clip dans une synagogue, une mosquée, un temple bouddhiste ou protestant ?
Voici les coordonnées des responsables du Val de Grâce :
  • directeur@evdg.org Médecin Général Inspecteur VERGOS Directeur du Val de Grâce
  • da.evdg@evdg.org Médecin Général CAVALLO Directeur Adjoint
  • lempereur.patrick@aliceadsl.fr Commandant LEMPEREUR Chef de Cabinet
  • mssa.conservateur@evdg.org Conservateur du Musée de Santé des Armées Capitaine TABBAGH
Par voie postale : 1, place Alphonse Laveran 75230 Paris cedex 05
Vous pouvez aussi féliciter le Père Emmanuel Dollé (OP), recteur de l'église du Val de Grâce qui a tenté de s'opposer courageusement à cette ignominie: emmanuel.dolle@dominicains.fr

mercredi 22 mai 2013

"SOYEZ DES TEMOINS" Veillée de Prière vendredi 24 mai avant la Marche de Samedi (25 mai 11h à Laurissisque


Et la Société alors ??? Pas sans l'Esprit Saint








Chers amis pèlerins, 

En cette fête de la Pentecôte, ouvrons tout grands nos cœurs à l’Esprit Saint. Laissons-nous envahir par l’Esprit de Vérité et d’Amour. Cet Esprit veut faire de nous des saints. Dieu nous a créés pour cela. « Vous serez saints, nous dit-il, parce que je suis saint » (Lv 11, 45). La sainteté, telle est notre vocation à tous, de par notre baptême. Or, c’est la famille qui est le premier lieu de la sainteté, car elle est le lieu : 
- où la foi se transmet ; 
- où s’exerce la charité ; 
- où s’affermit l’espérance.

Dans la famille, la Foi se transmet. La sainteté n’est autre chose que l’union avec Dieu par la grâce sanctifiante, participation à la vie même de Dieu, reçue par le baptême. 
« Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? » demande-t-on aux parents qui viennent faire baptiser leur enfant. « La Foi. – Et que vous procure la Foi ? – La vie éternelle. » 
Les parents chrétiens auront à cœur de procurer au plus tôt à leur enfant ce grand don de la vie divine, infusée dans l’âme par le baptême, et qui fait de nous des saints.
Bienheureux les parents qui veillent avec grand soin au développement de cette vie surnaturelle, en transmettant aux enfants que Dieu leur confie la connaissance et l’amour du Bon Dieu : par le catéchisme, par la prière, par la préparation aux sacrements de pénitence, d’Eucharistie, de confirmation. Il revient aux parents de montrer l’exemple de la fidélité à la prière : prière personnelle, prière conjugale, prière familiale : « Une famille qui prie est une famille unie », disait la bienheureuse mère Teresa de Calcutta.
Un point capital, sur lequel insistait le saint curé d’Ars, est la sanctification du dimanche : l’assistance à la messe chaque dimanche et fête est un principe sacré. La confession régulière et fréquente est aussi une nécessité pour purifier le climat familial.
Toute la vie de famille doit être imprégnée par l’esprit de foi, qui permet de comprendre le véritable sens de notre existence.
La famille est aussi le lieu où s’exerce la Charité. Elle est le lieu où l’enfant fait l’apprentissage de la vie en société et de l’amour vrai. Notre nature humaine, blessée par le péché originel, est fortement inclinée à l’égoïsme, au repli sur soi, à l’orgueil. Dans la famille, on apprend à s’ouvrir aux autres, à respecter notre prochain et le bien commun, à aimer en actes et en vérité.
Benoît XVI disait : « Le vrai amour cherchera toujours davantage le bonheur de l’autre, il se souciera toujours davantage de lui, il se donnera et désirera « être pour l’autre » et sera par conséquent toujours plus fidèle, indissoluble et fécond. »
Les parents auront à cœur d’enseigner à leurs enfants, par la parole et par l’exemple, le grand commandement divin : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »
Au rebours de l’individualisme moderne, ils montreront la beauté du sacrifice, du renoncement à soi, de la charité fraternelle. Ils veilleront à susciter la générosité, la bienveillance, le sens du service. Ils sauront inculquer l’horreur du péché, comme une mère chrétienne, Blanche de Castille, savait le faire en osant dire à son fils, le futur saint Louis : « Mon fils, j’aimerais mieux vous voir mort à mes pieds que de savoir que votre âme est souillée d’un seul péché mortel. » Ils apprendront à leurs enfants à savoir pardonner et à savoir demander pardon. 
Une famille où règne la charité devient la demeure de Dieu comme le dit Notre Seigneur dans l’évangile de ce jour : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure. » (Jn 14, 23) Ainsi les vocations sacerdotales ou religieuses peuvent naître et fleurir, dans ces familles où sont cultivés l’amour de Dieu et l’amour du prochain, à travers la prière, l’écoute de la Parole de Dieu et le don généreux de soi-même.
Enfin la famille est le lieu où s’affermit l’Espérance, parce qu’elle est le lieu où se transmet la vie humaine et la vie surnaturelle, qui est le commencement de la vie éternelle. Les parents aspirent à transmettre à leurs enfants le meilleur de ce qu’ils ont reçu : non seulement le patrimoine familial, les biens matériels, mais surtout le trésor des valeurs spirituelles, des vertus familiales. 
Les enfants ont la tête pleine de rêves d’avenir, les jeunes ont de grands désirs. A vous, parents, de les aider à construire des projets, qui soient grands, beaux et réalistes. 
Une maman, un jour, est interrogée par son garçon de 12 ans : « Maman, qu’est-ce qui est le plus important pour toi ? » La maman, comprenant l’importance d’une telle question, après une brève invocation à l’Esprit Saint, répondit : « Ce qui est le plus important pour moi, mes enfants, c’est que vous gardiez toujours la Foi. » Dans la vie quotidienne, nous avons souvent une vue terre à terre. Nous devons lever les yeux, regarder notre vie avec un regard de foi. Un petit récit médiéval nous aidera à comprendre. Un poète se promenait sur un chantier. Il s’arrête devant un artisan qui frappe un bloc de pierre avec un burin, et lui demande : « Que faites-vous, mon ami ? » Sans relever la tête, l’homme répond : « Je taille une pierre. » Notre visiteur s’approche d’un autre tailleur de pierre et lui pose la même question. Celui-ci lève le menton et dit : « Je participe à la construction d’un pilier. » Plus avant le poète demande la même chose à un troisième, et celui-ci répond, rayonnant : « Je construis une cathédrale ! »
Chères familles, chers parents, chers enfants, au sein de vos familles, vous êtes souvent confrontés à des difficultés de toutes sortes, des épreuves, des soucis quotidiens. Mais levez la tête, regardez plus haut et plus loin. Vos efforts ne sont pas vains. Bien au contraire, en persévérant dans la fidélité, dans votre devoir d’état, dans l’amour que vous mettez chaque jour dans vos actions, vous construisez une cathédrale, vous bâtissez une chrétienté. Une chrétienté renouvelée, qui ne sera pas celle d’avant, mais qui sera sa continuité, l’alliance de la culture et de la Foi, l’alliance du temporel et du spirituel, l’alliance de la Tradition et de la nouveauté. Aujourd’hui, la famille est l’objet d’un combat titanesque, car elle est vitale pour la civilisation et pour la foi. C’est toujours le même combat apocalyptique du Dragon contre la femme, des puissances du mal contre le Christ, de l’orgueil diabolique contre le dessein du Créateur. Depuis quelques siècles, ce combat s’est accentué à travers des idéologies qui veulent affranchir totalement l’homme de Dieu et créer une humanité nouvelle. La famille est le grand obstacle au projet révolutionnaire, car elle est le lieu de l’apprentissage de la liberté, du respect de la nature humaine créée par Dieu, du véritable amour.
La famille est le rempart contre le totalitarisme et le mensonge. Elle est nécessaire au développement de l’homme, condition de sa vraie liberté.
D’où le cri de la Révolution : « Familles, je vous hais ! » (André Gide). « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l’Etat », disait récemment une élue socialiste (Laurence Rossignol, sur France 2).
Contre ce totalitarisme jacobin, le pape Léon XIII affirmait : « il est dans l’ordre que ni l’individu ni la famille ne soient absorbés par l’Etat. » (Rerum novarum).
« Familles, je vous aime ! », disent au contraire Dieu et l’Eglise. Dieu lui-même a voulu naître, grandir au sein d’une famille, la Sainte Famille ! Le Fils de Dieu a vécu 30 ans de vie cachée, humble, priante et laborieuse. Trente ans, c’est l’âge de notre pèlerinage de chrétienté !
Nous avons à résister aux forces du mal : par une résistance spirituelle et par une veille active. Ne pactisons jamais avec le mensonge et le mal. Et n’oublions pas que, sans Dieu, nous ne pourrons rien faire. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que travaillent les bâtisseurs. » (Ps 126). Appuyons-nous donc en premier lieu sur les armes spirituelles : la prière (spécialement celle du chapelet, le Rosaire, que Notre-Dame nous a demandé avec tant d’insistance de réciter chaque jour), le jeûne, la pénitence. Je vous incite à participer à l’excellente initiative de l’association « tous en prière », qui organise une journée de jeûne et de prière, vendredi prochain, pour soutenir notre combat sur le plan politique et social.
Soyons remplis d’espérance, car nous serons certainement vainqueurs. Comme le dit Notre-Seigneur dans l’évangile de ce jour, « il vient le prince de ce monde, et contre moi, il ne peut rien. »
« Le monde contre nature est voué tôt ou tard à la ruine » (P. Calmel). 
« Tout ce qui est né de Dieu, dit saint Jean, remporte la victoire sur le monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi. » (1 Jn 5).

Fr. Dominique-Marie de Saint Laumer